***Quil et Embry partirent tous les deux devant. Je les suivais, en silence. Parler est franchement trop fatiguant et je refusais de m'imposer. Embry dut partir de son côté pour rentrer chez lui. Je me voyais donc au moment que je redoutais tant, seule avec Quil.
-Je t'avais presque oubliée, s'excusa-t'il en ralentissant le pas. Dis-moi, tu n'aurais pas le don de te fondre dans le décor, par hasard?
-Je crois que si. Tu as remarqué? Jacob m'a complètement oubliée. Ou peut-être qu'il m'ignorait, histoire de me montrer que je ne faisais pas partie de la scène...
-Un peu des deux, je pense.
-Enfin bon, il ne le faisait pas dans l'intention de me blesser. De toute façon, je n'y serais pas allée demain. Tu sais, je n'aime pas trop cette histoire de m'inviter chez toi, lui avouais-je. Elle a bien joué sur ce coup, elle s'est bien débarassée de moi, je ne me connaissais pas en tel fardeau, ralais-je de mon côté.
***Il rit. Le reste du trajet se fit en silence dans une gêne incomparable. On arrivait enfin chez lui. Il me montra vite fait sa maison en commentant chaque pièce, ainsi que la chambre que j'étais censée occuper.
-Fais comme chez toi, m'incita-t'il sur un ton amical. Tu sors quand tu veux et sers-toi dans le garde manger si tu as faim, enfin, quand tu peux y trouver quelque chose. J'ai l'habitude de manger chez des amis, s'excusa-t'il.
-Oui, merci, t'inquiète pas je ne manger pas beaucoup, le rassurais-je.
***Sur ce, J'enfilais mon manteau que j'avais posé à peine quelques minutes auparavant.
-Bon, et bien je vais faire un tour, dans ce cas là.
-Maintenant? Il fera bientôt nuit, ma fit-il remarquer.
-J'aime bien me balader la nuit, et puis il n'y a pas de danger dans la forêt.
-Tu ne crois pas au grand méchant loup? rigola-t'il.
-Bien sûr que non.Il n'y a même pas de loup dans ce bois.
-C'est là que tu te trompe.
-Si t'éssaiyes de me faire peur, c'est raté ! rigolais-je. Bon j'y vais.
-Je viens avec toi.
-Mmmm, je ne suis pas très bavarde.
-Pas grave.Je viens quand même.
***On partit se promener et il me montra la plage. La nuit était tombée et la lune, pleine, se reflétait sur l'eau.Tout était si clair et le ciel, découvert, dévoilait ses étoiles. Je m'asseyais par terre, appuyée contre un tronc d'arbre et regardait les vagues aller et venir.
-C'est beau, n'est ce pas?
-Oui, c'est magnifique. Tu viens souvent ici?
-Hmm, oui, me répondit-il évasif.
-J'aime bien me promener.En fait, je crois que j'aime déjà cet endroit.
-Normal, il a tout pour plaire, me dit-il, fier.
-Je me sens comme chez moi, dis-je en lui souriant.
***Je le regardais et me rendis compte que je ne l'avais pas beaucoup observé depuis qu'on s'était rencontré. Il avait l'air beaucoup plus grand, maintenant qu'il n'était plus à côté d'Embry. Plus beau aussi, je l'avoue. Je remarquais qu'il était toujours en t-shirt, et il ne semblait même pas frissonner. Je m'apperçut qu'il me dévisageait. Un frisson me parcourut le long du dos.
-Tu as froid? me demanda-t'il sur un ton légèrement inquiet.
-Un peu, avouais-je.
-On rentre?
-Oui.
***Je me relevais, un peu trop soudainement car un étourdissement me surprit. Quil me rattrapa aussitôt.
-Oups, je suis un peu plus fatiguée que ce que je ne pensais.
-Ca va?
-Oui, c'est bon, tu pe me lacher.
***Sur le chemin du retour, je dus le suivre de très prés car, à peine après avoir pénétré dans la forêt, on n'y voyait plus rien. Si bien que l'on se touchait presque. Je me sentais en sécurité. Enfin, on arrivait chez lui. Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était.
-Tu veux quelque chose à manger? me proposa-t'il.
-Non, merci, je n'ai pas très faim, m'excusais-je.
-Allez, fait un petit effort. Je fais juste des oeufs, ça ne prendra pas beaucoup de temps.
-Bon, d'accord pour une paire d'oeufs, aquiesçais-je.
-Cool ! s'exclama-t'il.
***Ca sentait bon la friture quand il me servit mas oeufs. Je le remerciais poliment puis m'attablais en face de lui. La discution tournait autour de Bella, de la raison pour laquelle je m'étais retrouvée chez elle, et puis de tout et de rien. Quil trouvait toujours une suite, à croire qu'il avait une réserve de sujets de discussion inépuisable. Il parlait avec toute la simplicité du monde, avec quelques plaisanteries par-ci par-là. Et, malgrès ma gène habituelle, il arrivait à me faire rire franchement. Puis il remarque que j'étais épuisée et me conseilla d'aller me coucher. Je commençais à l'aider à débarrasser mais il protesta que c'était chez lui et que c'était donc à lui de le faire.
***Je filais dans la chambre qui m'était destinée. Je m'apprettais à me changer quand je me rappelais que je n'avais pas mon pyjama. Oh, et puis merde ! J'entendais Quil allumer la télé. Je n'allais sûrement pas m'endormir tout de suite. Pourtant, à peine allongée dans le lit, je m'assoupis.
Voilà le troisième chapitre.
Beaucoup d'arrangements depuis l'initial.
Surtout la fin.
Qu'en pensez-vous ?
J'èspère avoir vos réponses.
Merci beaucoup je vous adore !